Thursday, April 20, 2006

Récapitulation de mon travail et nouveaux essais.

Réflexion sur le matériau. 24 mars
La semaine dernière, j’ai décris un de mes objets comme une « table panneau ». En fait, j’ai complété une structure de table qui n’avait pas de surface avec un panneau de bois étant plus grand que la surface normalement requise. Ainsi, l’objet est devenu plus qu’un meuble, il est devenu un hybride entre une table et un panneau de bois. De plus, son positionnement à la verticale dans l’ensemble installatif accentue ce phénomène car l’objet forme ainsi une sorte de cloison.

Jusqu’à présent, je me suis concentré sur la modification de meubles complets et usuels mais le hasard a fait en sorte qu’un de mes meubles trouvés ne soit pas complet. J’ai donc du le compléter. J’aurais pu découper le panneau afin qu’il soit égal à la surface normale de la table mais le fait de le laisser tel quel à enrichi la notion de multiple dans mes sculptures. En effet, j’ai déjà parlé de la création de double objets pour palier au problème d’apparence faisant trop design. ( 2 et 9 mars) En complétant une table avec un panneau de bois, sans le couper et seulement utilisé pour sa qualité de surface, j’ai changé l’objet panneau en surface de table et la table en support pour le panneau. Tout ces changements au sein de la nature de chaque objet ont donc étés effectuer par leur simple juxtaposition.

Le fait de produire un nouveau sens à chacun de ces objets par leur simple assemblage ma fait réfléchir à la notion de matériau dans mon travail. Je vois ce geste d’assemblage de la même manière que les actions que j’exécute dans mon atelier avec des matériaux neufs et bruts. En effet, l’utilisation de meubles est récurrente dans mon travail mais, construire des sculptures à l’aide de meubles déjà fait, est une expérience nouvelle pour moi. Habituellement, je construis tout. Si j’ai besoin d’une table dans une installation, je construis une table et, ensuite, je l’introduis dans une stratégie installative.

Comme je construis mes meubles en bois, il serait facile de catégoriser le matériau principal de mon travail comme étant le bois. Toutefois, je dirais plutôt que c’est le meuble ou, en élargissant, l’objet.
Particulièrement dans le cas des sculptures exécutées pendant ma résidence mais aussi pour l’ensemble de mes travaux. Même quand je construis des éléments de a à z avec du contre plaqué car une fois qu’ils sont fini, je les utilise pour ce qu’ils sont, des meubles, des objets. Dans le cas du panneau de bois celui-ci à été utilisé pour sa qualité de panneau pouvant faire surface, il n’a pas été transformé, il reste un objet, un panneau.

En fait, je construis toujours mes installations à partir du positionnement d’un objet dans un contexte auquel il doit être adapté. Utiliser des meubles déjà construit ou les fabriquer de a à z ne semble pas affecter le problème de positionnement par lequel j’initie la forme de mes travaux. Ainsi, je crois que le matériau principal de mon travail est l’objet car c’est à travers l’adaptation de celui-ci que la sculpture prend forme. La composition matérielle initiale de l’objet qui doit être adapté a peu de répercussion sur le travail. Par contre, tout part de sa forme. C’est sa forme qui doit être transformé.

Récapitulation de mon travail et nouveaux essais. 20 avril

Depuis le début de ma résidence, mes petites installations ont toutes étés obtenues en modifiant mes propres projets. J’ai donc procédé par construction, déconstruction et reconconstruction de mes sculptures.
Au début, l’idée était d’inclure des meubles au sein d’environnements inhospitalier à leurs présence. Ainsi, la modification de ces objets devait mener à la production de sculptures in situ car leurs formes devaient être modifiées afin qu’ils puissent être insérés à l’endroit voulu. Les meubles devenait donc des sculptures en se pliant aux contraintes de leurs positionnements.
Toutefois, le problème avec cette stratégie était que les sculptures produites se rapprochaient beaucoup trop d’une esthétique faisant design. Donc, pour palier à ce problème, j’ai pris les « meubles-sculptures » obtenu dans cette optique de création et je les ai enlevé de leurs contexte in situ.
Je les ai déplacé vers des espaces plus neutres. Par contre, les modifications apportées sur les meubles devenaient gratuite. Ainsi, j’ai jumelé les meubles sculptures avec d’autres meubles afin que les modifications apportées aux objets semblent être proportionnelles à un problème de positionnement causé par un autre meuble. Ce qui était modifié selon un lieu devenait modifié selon un objet.

meuble construit pour être placé entre le mur et une colonne



Restructuration du positionement sur une échelle

meuble 2, construit pour être inséré entre un muret et un casier.

meuble 2 repositionné avec une table à la verticale, l'ondulation de la surface devient relative à un autre meuble.
Meuble 3, conçu pour être positionné sur un obstacle au sol

Meuble 3 repositionné sur un tapis qui semble flotter, fusionné avec une table et l'ensemble jumelé à une autre installation.

Autres forme de restructuration
Dans le cas de deux autres meubles sculptures. J’ai eu recours à une autre stratégie pour les détacher du design car ceux-ci sont restés jumelés avec leur environnement in situ. Par contre, il s’agit tout de même d’une stratégie liée à la juxtaposition d’objets. Par exemple : La commode soutenu en l’air par un balai. Cette sculpture est restée liée à l’emplacement pour lequel elle avait été produite, le mur et la colonne gênante. Toutefois, son positionnement est lié à un autre objet, le balai.


Il y a aussi la première table que j’avais positionné avec une patte dans un trou et que j’ai modifié afin de lui rendre son équilibre. Cette table à été jumelé avec une tablette. Ainsi, sont positionnement semble relatif à la tablette.



Nouveau projet dans cette optique de juxtaposition d’objet
Comme tous les meubles que j’avais modifiés ont étés sorti de leurs contextes j’en ai construit un nouveau à partir du principe de juxtaposition et de fusion entre les objets. Il s’agit d’une petite commode dont deux pattes ont étés placés sur une caisse de transport. Elle est donc devenue inclinée et mon travail à été de la remettre a niveau en découpant la façade du meuble et en laissant les pattes telles quelles. Maintenant, la surface de cette commode est au niveau mais ces côtés et ces pattes sont inclinées. Ensuite, pour accentuer cette idées de surface au niveau en relation incongrue avec l’inclinaison du reste du meuble, j’ai placé une autre caisse sur le meuble. Donc, la caisse au sol et la caisse sur le meuble sont parallèle, stable et au niveau, tout en étant distancée par un meuble déstabilisé.



Nouveau projet à partir d'une réflexion sur le matériau dans mon travail
D’après la réflexion sur le matériau dans mon travail que j’avais entamé le 24 mars, j’ai conçu un projet dont toute la matière est issue d’un seule meuble. En fait, j’ai construit une réplique d’une chaise en utilisant de la matière prélevée sur la chaise originale. Ensuite, j’ai positionné la réplique sur l’objet réel, l’installation complète est donc construite avec la matière d’une seule chaise. Le matériau du travail est la chaise et le sujet aussi.


Thursday, March 16, 2006

transformation création

16 mars,

Depuis quelques semaines, je m’étais mis à restructurer mes sculptures plutôt que d’en construire de nouvelles. Le but de cette déconstruction - reconstruction de mon propre travail était de détacher mes sculptures d’une apparence faisant trop design. Toutefois, depuis que j’ai eu une proposition d’exposition à la fin avril, cela a accentuer ce désir de restructurer mon travail, mais le but est maintenant de rendre les objets autonomes. Je tente de détacher mes sculptures du contexte in situ dans lequel je les ai créés afin de les exporter dans un lieu d’exposition.

Par contre, cette attitude a eu des répercutions plus grande que de simplement procurer de l’autonomie à des objets qui étaient fabriqués selon les contraintes architecturales de mon atelier. Cela m’a fait comprendre que, dans mon travail, il est important que je fabrique moi-même tous les paramètres du problème de positionnement des objets.
En effet, je crée de la sculpture en adaptant des objets usuels à un contexte. Le contexte peut être lié à un changement de fonction de l’objet, à un problème de positionnement ou au deux en même temps. Chaque sorte de contexte peuvent être décortiqué davantage du genre : problème de positionnement lié à l’architecture, à l’espace, à des rapports d’échelle, à la juxtaposition de deux objets, etc.

Dans le cas de mon travail exécuté ici au début de ma résidence, le contexte était in situ, il était lié à l’architecture de mon atelier. Je crois que c’est une des raison qui ont fait en sorte que les objets produits à cette époque avait une apparence faisant design. Habituellement, je fabrique tous les paramètres du contexte, comme dans champion des poids neutres où j’avais abaissé le plafond d’une galerie à cinq pieds afin de me contraindre a y adapter la forme des objets que je voulais exposer. Dans ce cas il y a création d’un contexte étrange et adaptation d’objets. Dans un cas in situ il n’y a que l’adaptation et cela devient une simple résolution de problème. L’important dans mon travail c’est de créer le contexte et l’objet adapté car les deux servent le discours. On pourrait dire que je fais du faux in situ.




Dans le cas de ma résidence, l’idée centrale du projet est restée la même soit, fabriquer des objets par rapport à des contraintes de positionnements. Ce qui a changé c’est la nature du positionnement. Maintenant il n’est plus lié à l’architecture, il est lié à la superposition et le juxtaposition d’objets.

Ainsi, cette semaine j’ai, encore une fois, retravaillé mes sculptures. J’ai enlevé le meuble 5 de son contexte où il était modifié afin d’être inséré entre un mur et une colonne pour le placer en équilibre sur une échelle.



J’ai aussi réutilisé le meuble 2, la petite table qui était coincée entre un casier et un muret. Je l’ai jumelé avec une chaise. Maintenant, les pattes des deux objets sont entrelacées. En effet, comme les pattes de la table n’étaient plus alignées de façon parallèle à cause de sa première transformation, il a fallut que je démonte la chaise pour la placer sous la table et, ensuite, je l’ai remonté. Elle est donc coincé et les pattes des deux objets nuisent au fonctionnement habituel de l’ensemble.

De plus, j’ai aussi fusionné cette ensemble avec une autre table positionné à la verticale afin de rendre logique la forme de la surface de la première table qui était ondulée. À l’origine, cette forme était proportionnelle au muret, désormais, elle est relative à une autre table.Ce qui est intéressant avec cette table placée à la verticale c’est ça composition. En effet, j’avais seulement la structure de cette table, donc, pour former la table complète j’ai utilisé un panneau de bois en guise de surface. Le panneau de bois est plus grand que la structure et cela fait en sorte que l’objet table n’est plus vraiment une table. C’est un panneau- table

ç



Thursday, March 09, 2006

Positionnement de l objet

9 mars,

La semaine dernière, je finissais mon texte en questionnant la possibilité de construire des doubles objets pour ne pas tomber dans la construction de sculptures faisant trop référence au design. Finalement, je ne suis pas sûr qu’il s’agit de la bonne solution. Il me semble, qu’au niveau conceptuel, cette idée pourrait facilement être utilisé dans un projet de design.

Toutefois, au niveau du visuel, cette solution semble fonctionner dans mon travail. En effet, la commode que j’avais fabriqué selon les contraintes d’architectures provoquées par la présence d’une colonne abordait une apparence se rapprochant des objets de design et lorsque je l’ai jumelé avec un balai pour la faire tenir en l’air, elle est devenue une sculpture, une installation. En fait, je crois que le solution réside dans le positionnement de l’objet, un positionnement qui va à l’encontre de sa fonction.

commode modifier pour la colonne



Repositionnement de la commode sur un balai


Avant de me rendre compte de cette importance du positionnement incongru de l’objet, j’ai fait un autre essai de double objet. En fait, c’est en construisant cette nouvelle sculpture que j’ai pensé à la notion du positionnement. Il s’agit d’un tabouret modifié pour qu’une chaise puisse y être insérée. Normalement, le tabouret était trop petit pour que la chaise puisse être inséré dessous. Je l’ai donc agrandi afin qu’il puisse recevoir la chaise. Toutefois, en faisant cela, j’ai dû couper le dessus du tabouret pour qu’il devienne plus large, il fallait donc que je trouve un moyen de remplacer la matière manquante. Ainsi, j’ai pensé à une tablette qui serait de la même largeur que la mesure ajouté au tabouret. À ce moment, le double objet est devenu triple, soit, un tabouret-chaise-tablette.

Triple meuble sculpture en fabrication, on voit bien le manque de matière qui sera comblé par la tablette.



Le positionnement de cet objet devenait donc relatif à l’emplacement de la tablette. Ainsi, j’ai placé la tablette un peu plus haute que la hauteur normale du tabouret et, par le fait même, le triple objet ne touchait plus au sol.
Je l’ai soutenu par une vitre placée sous les pattes du tabouret afin de donner l’illusion qu’il flotte. Ainsi, c’est l’adaptation de l’objet à des contraintes liées à son positionnement qui devient l’effet sculpture.




À part cela, je me pose des questions sur la réadaptation possible des objets que j’ai conçu depuis le début de ma résidence. C’est que j’ai eu une proposition d’exposition, Ainsi, soit je fais des nouvelles pièces directement selon les caractéristiques de l’espace de présentation, soit j’adapte les objets que j’ai déjà créé.
Ou, je peux faire les deux.

En fait, avant même de savoir qu’il y aurait une possibilité d’exposition j’avais commencé à repositionner les objets que j’avais fabriqué selon des contraintes spatiales présentent dans mon atelier. En autre, la commode que j’avais créé pour être au sol et que j’ai réinstallé dans les air à l’aide d’un balai, mais il y a aussi la petite chaise qui avait une patte plié à cause de son positionnement sur un écrou sortant du sol. J’ai jumelé cette chaise avec une table. La table est juste un peu trop basse pour que la chaise puisse être inséré complètement dessous, donc, j’ai découpé la forme du dossier de la chaise dans la surface de la table et, maintenant, la chaise peut être insérer dans cet objet. Par contre, il reste la patte plié, je vais positionner cette patte sur une pile de tapis qui rendront logique le fait qu’elle aborde cette forme.



Ce que je me dis, c’est que peu importe si la forme du meuble que je transforme est fabriqué selon les particularités d’un emplacement architectural ou selon les contraintes formées par son union avec un autre objet, la sculpture est toujours produite selon un problème de positionnement, selon un contexte.

Thursday, March 02, 2006

le design

2 mars,

Le design, peut-être un peu trop

J’ai beaucoup réfléchi au design par rapport à mon travail. En fait, dans la plupart de mes travaux antérieur, il y avait des similitude avec cette discipline. Par exemple, dans « la stabilité de ce qui est mobile », j’avais créé des éléments de mobilier afin de les agglomérer en structure faisant référence à l’immobilier. Chaque meuble était construit comme un meuble tout à fait normal et, par ce fait, le design prenait beaucoup d’importance. La différence c’est que les contraintes auxquelles j’étais restreint ne s’apparentaient pas à des contraintes de design en général.
En effet, le design a pour objectif de produire des objets qui sont fonctionnel, agréable pour l’œil et confortable. Moi c’était tout le contraire, je construisais des objets afin qu’ils deviennent des modules d’une structure et ils n’était pas du tout confortable et fonctionnel par rapport à leurs utilisations normales. De plus leurs esthétique étaient directement lié à leur condition de module.

Malgré cette différence, je crois que c’est le fait que les objets était rassemblés en structure qui faisait en sorte que ce projet ne référait plus vraiment au design quand il a été terminé.

Photo, vue d ensemble : la stabilité de ce qui est mobile



Dans le projet que je fais présentement, les objets sont conçus afin de se plier à des contraintes liées à leurs positionnements, mais, à la fin, comme les objets se retrouvent seul dans l’espace, leurs aspects visuels réfèrent directement au design. Au début, j’était content d’explorer une avenue sculpturale où les objets sont plus autonome. J’ai toujours pensé les chose en tant qu’environnement, là je focussais sur l’objet, c’était bien.

Par contre, je me suis laissé entraîner un peu trop par mon enthousiasme et mes objets sont rester accroché à une apparence faisant design. Cet aspect a commencé à me déranger cette semaine. J’aime bien que le processus par lequel je construit les choses emprunte certains paramètres au design, mais quand le visuel y reste bloqué ce n’est pas ce que je cherche.

Photo meuble 5 ( en construction)


Ainsi, cette semaine, je travaillais sur un nouveau meuble, le meuble 5 et je pensais à comment je pourrais faire pour sortir mes objets d’une image se rattachant trop au design. À ce moment, j’ai vu un balai que j’avais acheté au tout début du projet en prévoyant l’utiliser pour faire une sculpture. Toutefois, je n’ai jamais trouvé d’idée pour utiliser cette objet jusqu’à ce moment.
Je me suis dit : Qu’est ce qui se passe si je prends un de mes meubles déjà construit et que je le soutiens en l’air avec le balai.



J’ai donc pris la commode (meuble 4) et je l’ai stabilisé à un mètre et demi du sol avec ce balai. Comme cette commode à été conçu afin d’épouser la forme d’une colonne en même temps que d’être accoté au mur, cela forme un coin et surtout cela fait en sorte que l’objet puisse tenir en l’air sur un seul point d’équilibre, le manche du balai. Le coin l’empêche de chavirer et la commode semble en apesanteur.



Après, je me suis mis à avoir plein d’idées. J’ai modifié deux autres meubles que j’avais fait. J’ai pris le meuble 1 ( petite table) et je l’ai jumelé avec une tablette. Cela produit un prolongement du meuble jusqu’au mur et se rapproche de l’installation.


Pour la petite chaise pliante, je l’ai sorti de son contexte. Elle a une patte plié à cause d’un écrou qui sort du sol. Là je l’ai pris et je l’ai fusionné avec une table ronde, elle en encastré dans cette table. Maintenant sa patte pliée n’est plus lié à un contexte elle semble être modifié gratuitement, j’ai pensé installer plein d’épaisseur de tapis sous la patte plié jusqu’à ce que j’atteigne la hauteur de celle-ci.

Photos prochainement...

Il semble donc y avoir une solution visuel dans l’utilisation de double objet. Un balai commode, une table chaise, une table tablette.

Thursday, February 23, 2006

Meuble 4 et Maider Lopez + Photos

23 février

J’ai terminé un autre meuble sculpture. Sa « fabrication / transformation » est plus complexe que les trois meubles précédant car sa configuration normale comporte plus d’éléments à modifier. En fait, il s’agit d’une commode. Par rapport aux autres meubles que j’ai modifiés soient, deux tables et une chaise, la commode possède des surfaces planes sur tous ses côtés, dont une composée de tiroir. Ainsi, elle est appelée à subir plus d’une transformations lorsqu’elle est positionnée dans une situation spatiale contraignante.

J’ai placé cette commode comme à l’habitude soit, le long d’un mur. Toutefois, ce mur comporte une protubérance formée par un pilier de soutiens du bâtiment, ainsi, la commode ne peux être appuyé à la parois de façon adéquate. En effet, si elle est adossée au pilier, elle ne touche plus le mur. Je l’ai donc modifié pour qu’elle puisse être adossée au deux éléments en même temps. J’ai dû transformer deux côtés du meuble. Leurs transformations s’apparentent à celles que j’avais fait sur le meuble 2, (la table coincé entre le casier et le muret dont la surface plane à été ondulé pour se plier aux contraintes de l’espace.) En fait, j’ai exécuté le même type de transformations sur la commode sauf qu’il a fallu que je modifie 2 surfaces en même temps ce qui à rendu les choses un peu plus difficile.

la commode en construction. Photo 1

photo 2


Détail de fabrication de la surface du haut. ( structure de cette surface)




Photo 4 Détail d un tiroir modifié selon la contraite et la nouvelle forme du meuble.

Le fait que la commode ne soit pas coincée entre deux éléments et qu’elle soit seule dans son espace, m’a amené à me poser des questions sur la notion de volonté dans le positionnement de mes objets. En fait, je positionne des objets au sein de lieux qui nuisent à leurs présences mais, bien qu’il y est réellement un obstacle à chaque fois, le meuble n’a qu’a être déplacé légèrement et il n’y a plus de problème. Bon, cette réalité est évidente lorsqu’on regarde mon travail mais cela fait tout de même resurgir une particularité dans mon projet qui consiste à se mettre soi-même des bâtons dans les roues. Je trouve cette image intéressante.

Meuble 4 fini

Expo de Maider Lopez


Maintenant je vais vous parler d’une artiste vraiment intéressante, Maider Lopez. Elle a représentée l’Espagne à la Biennale de Venise l’année dernière et présentement, elle présente une installation in situ au Caixa Forum. Il s’agit d’une installation composée de plusieurs colonnes identiques aux colonnes habituellement présente dans le lieu. Donc, la salle d’exposition est complètement remplie de colonnes et on ne peux plus distinguer les éléments vrai des faux.
J’y vois beaucoup de similitude avec mon travail à cause de l’intervention sur le lieu et l’aspect surréaliste que cela implique mais surtout à cause de l’espace infonctionnel qui est produit par cette intervention. Quand j’ai vue cette installation, je me suis dit, ça aurait pu être moi qui à fait ça, sauf que moi je l’aurais fait afin d’y adapter des choses.

Cette artiste a aussi réalisée un autre œuvre très intéressante qui s’apparente au travail de Spencer Tunic. Elle a demandée à pleins de gens d’aller en voiture dans un petit village perdu dans les montagnes et elle a organisée un embouteillage. L’image de l’embouteillage à été composée selon la couleur des véhicules et cela forme une image assez étrange dans un paysage de campagne.

Photo colonnes


Photo embouteillage

Monday, February 20, 2006

Visite à Arco

J’ai été à Madrid la semaine dernière pour Arco. Gigantesque événement d’art international : 37 pays représentés, 3000 artistes. 1 galerie de Montréal soit Pierre-François Ouelette avec Jérôme Fortin et Alexandre Castonguay
Ma première constatation après une visite qui a pris huit heures, c’est qu’il n’y a pas de médium qui domine. Tout est équilibré en ce qui a trait aux disciplines artistiques. Il y avait en quantité presque égale, de la peinture, du mixte média, de la photo, de la sculpture, de la vidéo, de l’installation, etc.

Alors, il ne semble pas y avoir de médium à la mode, mais j’ai remarqué qu’il y a de plus en plus d’œuvres qui se réfère à une esthétique du jeu vidéo. Par exemple : le travail très intéressant de Cory Arcangel. Cet Artiste utilise la programmation pour modifier des jeux vidéo ( genre Nintendo 8 bits) . Avec les jeux, il en compose des nouveaux qui eux véhiculent un certains discours. Dans une de ces œuvres dont je ne connais pas le titre, il a modifier un jeu où, normalement, il apparaît trois figures dans l’écran et le but est de tirer sur le bon personnages des trois. (le méchant) Le jeu a été modifié afin de devoir tirer sur Andy Warold. Le jeu s’appelle « I shot Andy » cela doit être aussi le titre de la pièce?

J’ai particulièrement apprécié le travail de sculpture de Jaime Pitarch. Cet artiste utilise du mobilier pour composer ses sculptures qui sont souvent basées sur des principes d’équilibres. Comme dans la pièce Momentom 8. Il a coupé une table en deux, puis rabattu une des parties sur l’autre de sorte qu’il y est deux pattes de la table qui touche au sol et les deux autres qui pointes vers le plafond. Ensuite, la partie supérieure est positionner afin que le centre de gravité soit équilibré, donc la sculpture tiens debout.
Dans la pièce 1900kg. De saber. ( 1900kg de savoir) Pitarch a coincé des livres entre une colonne et le mur afin que ceux-ci reste en place par compression. Donc, l’effet visuel est qu’il y a des tablettes mais en réalité il n’y a rien, seulement les livres ( le savoir).


2 travaux de Jaime Pitarch : momentum 6 et momentum 8

Notion d ergonomie?

16 février,
J’ai longuement réfléchi à cette notion d’ergonomie dans mon projet. On ma fait remarquer que : L’ergonomie a pour but de rendre les objets plus efficaces. J’ajouterais que, dans une autre branche, elle a pour but de rendre les objets plus confortables. En ces deux sens, mon travail s’inscrit en opposition avec la notion d’ergonomie.
Toutefois, cela dépend du contexte. Si un lieu est déformé au point où des meubles ne peuvent plus y être insérés et qu’en déformant les meubles on arrive à les réintroduire à l’emplacement désiré. Les meubles ne sont pas plus efficaces en tant que meubles, mais par rapport au contexte, il y a amélioration formelle de leur structure. Au moins, ils peuvent être inclus au sein du lieu. En fait, dans mon travail, je pense le meuble selon sa forme et non selon son utilité, voilà ce qui produit le détournement en sculpture.

Dans le texte « S’asseoir : une question de méthode. » Joseph Rykwert aborde la notion de l’ergonomie face aux objets conçus par les designer. ( Dans ce cas l’ergonomie est entrevue comme ayant l’objectif de rendre les objets plus confortables.) Rykwert mentionne que le fait que la notion de confort dépende de conventions sociales fait trébucher bien des auteurs qui traitent d’ergonomie, lorsqu’ils essaient de définir le confort et d’en énoncer les conditions. Je crois que la notion d’efficacité dans l’ergonomie est toutes aussi complexe. En effet, il peut y avoir une efficacité accrue de la fonction du meuble face à sa forme vs son emplacement. Dans ce cas, une forme différente pour le meuble mais adaptée à son emplacement est plus efficace dans le sens de la fonction ( ergonomie). Par contre, si la seule chose qui est importante est de produire un effet de sculpture face au positionnement de l’objet dans un contexte. Tout ce qui importe est la forme de l’objet vs la forme de son emplacement et la fonction est oubliée. Dans ce cas, au point de vue de la forme l’objet est efficace.

Bon, je ne dit pas que la notion d’ergonomie est présente dans toutes ces facettes dans mon travail, mais il y a tout de même un geste qui est emprunté. Je crois que la chose qui se distingue de l’ergonomie dans mon travail n’est pas l’inefficacité des objets que je construit, c’est la négation de leurs fonctions.

Tuesday, February 07, 2006

7 fevrier

7 février,

J’ai fini mon deuxième meuble sculpture. Comme je vous le disais la semaine dernière, c’est une petite table coincée entre un muret et un casier. L’incompatibilité entre le lieu et l’objet est, par le fait même, artificiel. Je veux dire que cette incompatibilité est créé par une structure issue du lieu et d’un objet « mal »positionné volontairement.
Ainsi, la notion d’installation est plus présente que dans mon premier essai où le meuble était seul et directement en relation avec le lieu. (Il y a de nouvelles photos sur le blog.)

J’ai commencé un troisième test, c’est une chaise pliante que j’ai mis en relation avec un ancien système d’encrage qui se trouve au plancher. En fait, il s’agit d’un écrou qui sort du sol et qui est encombrant. J’ai placé une des pattes de la chaise sur cette écrou et la chaise est devenue en déséquilibre.
Cette situation ressemble à celle de mon premier meuble, sauf que c’est le contraire. La patte mal positionné est plus haute que les trois autres, plutôt que plus basse. Ainsi, c’est seulement cette patte qui devra être transformée afin que le meuble redevienne stable. La transformation de l’objet sera donc plus subtile. Dans plusieurs angles celui-ci paraîtra normal mais une patte sera croche.


À part travailler, j’ai visité quelques expositions depuis que je suis ici. Toutefois, aucune ne m’avait vraiment motivé à vous en faire part jusqu’à samedi dernier. Voilà pourquoi je n’avais pas encore parlé des expositions à Barcelone.
En fait, je veux vous parler d’une exposition de sculptures dont les pièces prennent tout leurs sens par la discrétion et la pertinence de leurs positionnements. C’est Tony Matelli qui a installé de fausses mauvaises herbes, hipper réaliste, dans deux salles du centre d’exposition Santa Monica. Ainsi, quand on entre dans le premier espace, celui-ci semble vide. Toutefois, à la jonction des murs et du plancher, on peux apercevoir les dîtes mauvaises herbes. Exactement comme les plantes qui poussent entre les jonctions des dalles de trottoirs, celles-ci sont jaunâtres et criblées de morsures d’insectes. L’illusion est parfaite, on aurait vraiment dit que des mauvaises herbes poussent dans les locaux du centre d’exposition Santa Monica.
Au début, je me demandais comment l’artiste a fait pour faire pousser des mauvaises herbes à ces emplacements. Je me disait qu’il a dû mettre de la terre derrière les murs pour y arriver. J’était trop curieux et j’ai touché à une des plantes, à ma grande surprise elles étaient en métal.
Je trouve que la justesse avec laquelle l’artiste à installé ses sculptures est tout à fait remarquable. Celles-ci sont parfaitement liées au lieu de façon logique et métaphorique. En effet, on est habitué de voir des mauvaises herbes pousser dans des petites fentes et dans les recoins, mais dans un centre d’exposition cela devient évocateur d’un autre sens.D’après le commissaire de l’exposition, Frederic Montornés, la sculpture réaliste est habituellement utilisé pour rendre les choses plus grandes que nature et pour glorifier. Comme dans les monuments à la gloire de grandes personnalités. Ainsi, il explique le travail de Tony Matelli par la négation de cette tradition. Il dit que l’artiste utilise la sculpture réaliste à l’échelle réelle afin de représenter des choses banales de la réalité et les textures de la vie courante.

7 fevrier

7 février,

J’ai fini mon deuxième meuble sculpture. Comme je vous le disais la semaine dernière, c’est une petite table coincée entre un muret et un casier. L’incompatibilité entre le lieu et l’objet est, par le fait même, artificiel. Je veux dire que cette incompatibilité est créé par une structure issue du lieu et d’un objet « mal »positionné volontairement.
Ainsi, la notion d’installation est plus présente que dans mon premier essai où le meuble était seul et directement en relation avec le lieu. (Il y a de nouvelles photos sur le blog.)

J’ai commencé un troisième test, c’est une chaise pliante que j’ai mis en relation avec un ancien système d’encrage qui se trouve au plancher. En fait, il s’agit d’un écrou qui sort du sol et qui est encombrant. J’ai placé une des pattes de la chaise sur cette écrou et la chaise est devenue en déséquilibre.
Cette situation ressemble à celle de mon premier meuble, sauf que c’est le contraire. La patte mal positionné est plus haute que les trois autres, plutôt que plus basse. Ainsi, c’est seulement cette patte qui devra être transformée afin que le meuble redevienne stable. La transformation de l’objet sera donc plus subtile. Dans plusieurs angles celui-ci paraîtra normal mais une patte sera croche.


À part travailler, j’ai visité quelques expositions depuis que je suis ici. Toutefois, aucune ne m’avait vraiment motivé à vous en faire part jusqu’à samedi dernier. Voilà pourquoi je n’avais pas encore parlé des expositions à Barcelone.
En fait, je veux vous parler d’une exposition de sculptures dont les pièces prennent tout leurs sens par la discrétion et la pertinence de leurs positionnements. C’est Tony Matelli qui a installé de fausses mauvaises herbes, hipper réaliste, dans deux salles du centre d’exposition Santa Monica. Ainsi, quand on entre dans le premier espace, celui-ci semble vide. Toutefois, à la jonction des murs et du plancher, on peux apercevoir les dîtes mauvaises herbes. Exactement comme les plantes qui poussent entre les jonctions des dalles de trottoirs, celles-ci sont jaunâtres et criblées de morsures d’insectes. L’illusion est parfaite, on aurait vraiment dit que des mauvaises herbes poussent dans les locaux du centre d’exposition Santa Monica.
Au début, je me demandais comment l’artiste a fait pour faire pousser des mauvaises herbes à ces emplacements. Je me disait qu’il a dû mettre de la terre derrière les murs pour y arriver. J’était trop curieux et j’ai touché à une des plantes, à ma grande surprise elles étaient en métal.
Je trouve que la justesse avec laquelle l’artiste à installé ses sculptures est tout à fait remarquable. Celles-ci sont parfaitement liées au lieu de façon logique et métaphorique. En effet, on est habitué de voir des mauvaises herbes pousser dans des petites fentes et dans les recoins, mais dans un centre d’exposition cela devient évocateur d’un autre sens.D’après le commissaire de l’exposition, Frederic Montornés, la sculpture réaliste est habituellement utilisé pour rendre les choses plus grandes que nature et pour glorifier. Comme dans les monuments à la gloire de grandes personnalités. Ainsi, il explique le travail de Tony Matelli par la négation de cette tradition. Il dit que l’artiste utilise la sculpture réaliste à l’échelle réelle afin de représenter des choses banales de la réalité et les textures de la vie courante.

photos meuble 3

Detail
















Chaise pliante sur un ecrou
sortant du plancher. Une patte
doit etre transforme.

photo meuble 2



Petite table prise entre un muret et un casier. Son emplacement a des repercutions sur sa forme.